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Emplois d'avenir dans l'ESS

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Synthèse de la rencontre d'information et d'échange du 18 décembre 2012

Emplois d’avenir : quelle stratégie de mise en œuvre dans l’Economie Sociale et Solidaire en Bretagne ?

Une parole politique

Marie-Martine Lips, présidente de la CRES, a insisté sur le fait que l’économie sociale et solidaire (ESS) est concernée par le développement des emplois d’avenir. L’ESS s’est investie très en amont, via le CNCRES, auprès des pouvoirs publics pour l’emploi et l’autonomisation des jeunes en prenant en compte l’ensemble des jeunes en situation de recherche d’emploi quel que soit leur niveau de qualification. C’est maintenant aux CRES(S) d’informer sur le programme et de permettre sa mise en œuvre en régions.

L’économie sociale et solidaire est riche d’une diversité de structures et de secteurs d’activités. Elle présente des atouts indéniables pour un déploiement qui réponde à la fois aux finalités d’insertion et de qualification des jeunes, aux possibilités offertes dans les différents secteurs d’activités et aux contraintes des qualifications nécessaires. Le programme « emplois d’avenir » doit être un véritable tremplin vers l’emploi des jeunes qui en bénéficieront.

Ce dispositif est l’occasion d’un partenariat avec l’ensemble des parties prenantes (DIRECCTE, direction régionale de Pôle Emploi, association régionale des Missions Locales et Conseil régional). Une ambition est fixée et cette après-midi amorce le prolongement à construire pour la pleine réussite de ce programme au sein de l’économie sociale et solidaire. La CRES joue ici son rôle d'ensemblier.

Le déroulement a été le suivant :

1. Présentation du dispositif « emplois d’avenir »

Séverine Baudouin, DIRECCTE

Solen Allain, direction régionale de Pôle Emploi

Rappel des objectifs

  • Lutter contre le chômage des jeunes
  • Favoriser l’acquisition d’une première expérience professionnelle

En Bretagne, le volume sera de 2 618 emplois d’avenir d’ici la fin 2013, le secteur marchand représentant 10% de cette enveloppe.

Pour plus d’informations, consultez la présentation de la DIRECCTE et de la direction régionale de Pôle Emploi

2. Les conditions de mise en œuvre des emplois d’avenir

3 aspects ont été développés :

  • Le volet accompagnement : de l’amont à la préparation vers la sortie
  • Le volet formation
  • Le rôle des DLA et des fédérations

Le volet accompagnement : de l’amont à la préparation vers la sortie

Philippe Sage, association régionale des Missions Locales

Au-delà de l’identification des jeunes selon les critères d’éligibilité, de l’identification des employeurs et des engagements auxquels ils seront tenus, un focus a été fait sur le rôle clé des missions locales dans :

  • La contractualisation pour le compte de l’Etat
  • La formalisation des engagements (employeur, jeune et prescripteur)
  • L’appui dans la définition du profil du poste
  • La construction du parcours d’insertion et de qualification
  • Le suivi personnalisé des jeunes à toutes les étapes du parcours et des entreprises

Pour plus d’informations, consultez la présentation de l’ARML Bretagne

Sur ce volet, les échanges ont porté sur le tutorat, la question du temps partiel, l’articulation emploi/formation.

Dérogation au temps complet ?

Le principe est le temps complet.

Pour autant, les missions locales et les DIRECCTE départementales pourront accorder, à la marge, des dérogations en prenant en compte le parcours du jeune.

Valorisation et accompagnement du tutorat

2 réponses des OPCA :

UNIFAF : il n’y a pas de ligne budgétaire dédiée à la fonction tutorale à moins de passer par un contrat de professionnalisation. En revanche, le financement de la formation à la fonction tutorale (3 x 40 heures) est possible. Seulement, cela reste en cours de construction. Un Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) est en cours de négociation au niveau national. Les employeurs en seront informés.

UNIFORMATION : une aide à la fonction tutorale peut être activée dès lors qu’un contrat ou une période de professionnalisation est mis en place : entre 230 et 345 euros par mois, limitée dans le temps.

La question a été posée de mutualiser l’emploi entre plusieurs employeurs. Dans cette hypothèse, la question du tuteur, jugée importante, reste posée tout comme celle de la coordination. La réponse mérite d’être construite en concertation avec les missions locales.

L’articulation entre le temps de travail effectif et le temps de formation du jeune reste à construire.

Le volet formation

Olivier Gaudin, Conseil régional de Bretagne
Corinne Morvan, UNIFORMATION
Saïd Boussaad, UNIFAF

Côté Région, concernant la formation des jeunes, un état des lieux des dispositifs existants est en cours pour pouvoir les actionner à bon escient et voir si de nouveaux dispositifs doivent être créés. L’objectif est d’aider à la professionnalisation en amont et pendant la durée de l’emploi. Pour les employeurs, la Région insiste sur la nécessité de former les tuteurs.

Côté OPCA, à UNIFAF, une ligne budgétaire de 5 millions d’euros est prévue pour les actions de professionnalisation des jeunes au niveau national. Cette enveloppe permet également de rémunérer le reste à charge de l’employeur pendant les périodes de formation. Un travail va être poursuivi à partir d’un socle de compétences construit avec les branches sur certains emplois de premier niveau. Exemples : services aux personnes, secteurs sanitaire et médico-social. Il faudra alors mobiliser des dispositifs sur les territoires.

A UNIFORMATION, 20 millions d’euros seront mobilisés au niveau national, ce qui représente environ 5 000 emplois d’avenir. Autre précision : UNIFORMATION ne financera pas le temps de formation mais pourra financer le salaire des personnes recrutées en remplacement pendant ces périodes de formation.

Par ailleurs un travail est engagé avec la Direction Générale Emploi Formation Professionnelle (DGEFP) pour un EDEC national sur l’ingénierie de parcours (en construction).

Un appel à projets, dans le cadre du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP),  sera mis en ligne à partir du 15 février à destination des OPCA pour se saisir de la question du financement des emplois d’avenir en complément des mesures déjà prises. 30 millions d’euros seront mobilisés et 4 OPCA pourront en bénéficier : UNIFORMATION, UNIFAF, AGEFOS-PME et l’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH).

Un levier acquis : 20 millions d’euros et deux à construire : l’EDEC et l’appel à projets.

La Région rappelle que des échanges vont se poursuivre avec les OPCA pour étudier la possibilité d’apporter un soutien qui viendrait en complément du financement des OPCA pour la formation des tuteurs.

Globalement, les réflexions ne sont pas encore abouties et tout reste à construire sur le parcours à l’issue de l’emploi d’avenir à travers, par exemple, les contrats d’alternance ou de professionnalisation.

En termes de propositions, du côté de l’ESS, via les têtes de réseau, la CPCA, la CRES, à nous d’être innovants dans la construction de formations. Exemples : formation à la découverte de métiers ESS, module spécifique sur l’ESS. Concernant ces propositions, tout est à construire.

La question de la construction du parcours de formation du jeune reste en suspens et est à travailler avec l’ensemble des parties prenantes. Un point de vigilance a été soulevé par l’ARML sur la modélisation : ce serait une erreur de modéliser  les parcours de formation des jeunes. Il faut au contraire tout mettre en œuvre pour s’adapter à leurs attentes.

Le rôle des DLA et des fédérations

Maëlig Le Bayon, DIRECCTE DLA

Le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA), qui a pour objectif d’accompagner la consolidation et le développement des activités et des emplois de structures d’utilité sociale, est identifié comme un levier dans l’accompagnement des structures employeuses de salariés en emplois d’avenir.

Une enveloppe de 2 millions d’euros a été votée au niveau national pour cet  accompagnement ; ce qui pourrait représenter en région environ 80 000 euros mais ces derniers ne sont pas encore fléchés.

Si le rôle du DLA est indéniable et identifié comme étant un outil d’appui, des points de vigilance ont été mis en exergue, notamment le principe de volontariat des structures qui doit être respecté, en particulier au moment du diagnostic fait par les missions locales. Le DLA ne doit pas être un préalable à une décision d’accorder ou pas un emploi d’avenir. L’accompagnement ne doit pas revêtir un caractère obligatoire.

Il a également été mis en avant l’articulation nécessaire à construire entre les dispositifs DLA et emplois d’avenir. Pour cela, il conviendrait d’organiser une information des prescripteurs (Missions Locales, Pôles Emploi, Caps Emploi). Une articulation est à privilégier avec les autres acteurs de l’accompagnement (fédérations, réseaux, OPCA…).

A été mis en avant une possibilité de mettre en place des ingénieries collectives, en particulier sur la pérennisation des emplois. Sur ce volet, un travail complémentaire est à engager notamment au niveau du comité de pilotage. Dans ce cadre, l’apport de l’ESS via les fédérations, les têtes de réseaux et la CPCA, sera essentiel.

Du côté des fédérations, des conventions ont été signées au niveau national (Coorace, Croix Rouge, Maison Familiale Rurale…). Il faut maintenant s’appuyer sur ces démarches pour animer le déploiement des emplois d’avenir en région.

Les pistes de travail qui se sont dégagées des échanges à l’occasion de cette rencontre sont les suivantes :

  • Elaborer un kit d’accueil pour les jeunes en emploi d’avenir
  • Construire un module de formation sur les spécificités de l’ESS pour les jeunes
  • Encourager la découverte des métiers et secteurs de l’ESS
  • Rédiger un guide à usage des professionnels sur la formation (Région et OPCA) contenant des adresses utiles, les dispositifs existants…
  • Traiter la question de la mutualisation de l’emploi du jeune entre plusieurs employeurs
  • Travailler au processus de construction des parcours de formation des jeunesRenforcer le dispositif de formation à la fonction tutorale au-delà de ce qui est prévu
Mais  d’autres propositions avaient également émergé des travaux préparatoires à la rencontre du 18 décembre, notamment :
  • Renforcer le rôle des missions locales en amont de façon à intégrer l’emploi d’avenir dans le cadre du projet associatif ou du développement de l’activité
  • Faire une articulation le pôle employeur et l’Espace Régional de Dialogue Social mis en place dans l’ESS en Bretagne
  • Organiser des temps réguliers de rencontres d’employeurs sur des formats journée ou ½ journée chaque mois afin de partager les expériences
  • Organiser la complémentarité entre les prescripteurs, les employeurs, les acteurs de l’accompagnement, pour anticiper la fin des emplois d’avenir et travailler à leur pérennisation ou à l’orientation du jeune
  • Rédiger un vade mecum pour donner des repères clés aux employeurs
  • Mettre en place des modules de formation à la fonction employeur (en lien avec les fédérations, OPCA…)
  • Mettre en place des formations spécialement dédiées  à l’accueil des salariés en emplois d’avenir avec un module ESS
  • Réfléchir à des démarches de GPEC territoriales avec tous les acteurs concernés sur le territoire
  • Optimiser les liens avec les réseaux, les fédérations, syndicats d’employeurs et OPCA :

             - en favorisant les approches collective
             - en capitalisant les bonnes pratiques pour l’intégration, la formation et la pérennisation 

  • Organiser les coopérations, les partenariats (collectivités, OPCA, fédérations, DLA) afin de participer à la pérennisation des emplois d’avenir sur certaines filières et territoires 

Début 2013, des réunions d’information à destination des employeurs se tiendront dans les territoires. L’ensemble des partenaires et acteurs de l’accompagnement et de la formation sera également mobilisé.

L’ensemble des parties prenantes poursuivra les partenariats pour traiter les questions en suspens et co-construire les synergies autours des emplois d’avenir.

Emplois d’avenir : quelle stratégie de mise en œuvre dans l’Economie Sociale et Solidaire en Bretagne ? Synthèse de la rencontre d’information et d’échange du 18 décembre 2012 

 

Une parole politique

Marie-Martine Lips, présidente de la CRES, a insisté sur le fait que l’économie sociale et solidaire (ESS) est concernée par le développement des emplois d’avenir. L’ESS s’est investie très en amont, via le CNCRES, auprès des pouvoirs publics pour l’emploi et l’autonomisation des jeunes en prenant en compte l’ensemble des jeunes en situation de recherche d’emploi quel que soit leur niveau de qualification. C’est maintenant aux CRES(S) d’informer sur le programme et de permettre sa mise en œuvre en régions.

 

L’économie sociale et solidaire est riche d’une diversité de structures et de secteurs d’activités. Elle présente des atouts indéniables pour un déploiement qui réponde à la fois aux finalités d’insertion et de qualification des jeunes, aux possibilités offertes dans les différents secteurs d’activités et aux contraintes des qualifications nécessaires. Le programme « emplois d’avenir » doit être un véritable tremplin vers l’emploi des jeunes qui en bénéficieront.

 

Ce dispositif est l’occasion d’un partenariat avec l’ensemble des parties prenantes (DIRECCTE, direction régionale de Pôle Emploi, association régionale des Missions Locales et Conseil régional). Une ambition est fixée et cette après-midi amorce le prolongement à construire pour la pleine réussite de ce programme au sein de l’économie sociale et solidaire.

 

Le déroulement a été le suivant :

 

1.    Présentation du dispositif « emplois d’avenir »

Séverine Baudouin, DIRECCTE

Solen Allain, direction régionale de Pôle Emploi

 

Rappel des objectifs

-          Lutter contre le chômage des jeunes

-          Favoriser l’acquisition d’une première expérience professionnelle

 

En Bretagne, le volume sera de 2 618 emplois d’avenir d’ici la fin 2013, le secteur marchand représentant 10% de cette enveloppe.

 

Pour plus d’informations, consultez la présentation de la DIRECCTE et de la direction régionale de Pôle Emploi

 

2.    Les conditions de mise en œuvre des emplois d’avenir

 

3 aspects ont été développés :

-          Le volet accompagnement : de l’amont à la préparation vers la sortie

-          Le volet formation

-          Le rôle des DLA et des fédérations

 

Le volet accompagnement : de l’amont à la préparation vers la sortie

Philippe Sage, association régionale des Missions Locales

 

Au-delà de l’identification des jeunes selon les critères d’éligibilité, de l’identification des employeurs et des engagements auxquels ils seront tenus, un focus a été fait sur le rôle clé des missions locales dans :

-          la contractualisation pour le compte de l’Etat

-          la formalisation des engagements (employeur, jeune et prescripteur)

-          l’appui dans la définition du profil du poste

-          la construction du parcours d’insertion et de qualification

-          le suivi personnalisé des jeunes à toutes les étapes du parcours et des entreprises

 

Pour plus d’informations, consultez la présentation de l’ARML Bretagne

 

Sur ce volet, les échanges ont porté sur le tutorat, la question du temps partiel, l’articulation emploi/formation.

 

Dérogation au temps complet ?

Le principe est le temps complet.

Pour autant, les missions locales et les DIRECCTE départementales pourront accorder, à la marge, des dérogations en prenant en compte le parcours du jeune.

 

Valorisation et accompagnement du tutorat

2 réponses des OPCA

 

UNIFAF : il n’y a pas de ligne budgétaire dédiée à la fonction tutorale à moins de passer par un contrat de professionnalisation. En revanche, le financement de la formation à la fonction tutorale (3 x 40 heures) est possible. Seulement, cela reste en cours de construction. Un Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) est en cours de négociation au niveau national. Les employeurs en seront informés.

 

UNIFORMATION : une aide à la fonction tutorale peut être activée dès lors qu’un contrat ou une période de professionnalisation est mis en place : entre 230 et 345 euros par mois, limitée dans le temps. 

 

La question a été posée de mutualiser l’emploi entre plusieurs employeurs. Dans cette hypothèse, la question du tuteur, jugée importante, reste posée tout comme celle de la coordination. La réponse mérite d’être construite en concertation avec les missions locales.

 

L’articulation entre le temps de travail effectif et le temps de formation du jeune reste à construire.

 

Le volet formation

Olivier Gaudin, Conseil régional de Bretagne

Corinne Morvan, UNIFORMATION

Saïd Boussaad, UNIFAF

 

Côté Région, concernant la formation des jeunes, un état des lieux des dispositifs existants est en cours pour pouvoir les actionner à bon escient et voir si de nouveaux dispositifs doivent être créés. L’objectif est d’aider à la professionnalisation en amont et pendant la durée de l’emploi. Pour les employeurs, la Région insiste sur la nécessité de former les tuteurs.

 

Côté OPCA, à UNIFAF, une ligne budgétaire de 5 millions d’euros est prévue pour les actions de professionnalisation des jeunes au niveau national. Cette enveloppe permet également de rémunérer le reste à charge de l’employeur pendant les périodes de formation. Un travail va être poursuivi à partir d’un socle de compétences construit avec les branches sur certains emplois de premier niveau. Exemples : services aux personnes, secteurs sanitaire et médico-social. Il faudra alors mobiliser des dispositifs sur les territoires.

 

A UNIFORMATION, 20 millions d’euros seront mobilisés au niveau national, ce qui représente environ 5 000 emplois d’avenir. Autre précision : UNIFORMATION ne financera pas le temps de formation mais pourra financer le salaire des personnes recrutées en remplacement pendant ces périodes de formation.

 

Par ailleurs un travail est engagé avec la Direction Générale Emploi Formation Professionnelle (DGEFP) pour un EDEC national sur l’ingénierie de parcours (en construction).

 

Un appel à projets, dans le cadre du Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP),  sera mis en ligne à partir du 15 février à destination des OPCA pour se saisir de la question du financement des emplois d’avenir en complément des mesures déjà prises. 30 millions d’euros seront mobilisés et 4 OPCA pourront en bénéficier : UNIFORMATION, UNIFAF, AGEFOS-PME et l’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier (ANFH).

 

Un levier acquis : 20 millions d’euros et deux à construire : l’EDEC et l’appel à projets.

 

La Région rappelle que des échanges vont se poursuivre avec les OPCA pour étudier la possibilité d’apporter un soutien qui viendrait en complément du financement des OPCA pour la formation des tuteurs.

 

Globalement, les réflexions ne sont pas encore abouties et tout reste à construire sur le parcours à l’issue de l’emploi d’avenir à travers, par exemple, les contrats d’alternance ou de professionnalisation.

 

En termes de propositions, du côté de l’ESS, via les têtes de réseau, la CPCA, la CRES, à nous d’être innovants dans la construction de formations. Exemples : formation à la découverte de métiers ESS, module spécifique sur l’ESS. Concernant ces propositions, tout est à construire.

 

La question de la construction du parcours de formation du jeune reste en suspens et est à travailler avec l’ensemble des parties prenantes. Un point de vigilance a été soulevé par l’ARML sur la modélisation : ce serait une erreur de modéliser  les parcours de formation des jeunes. Il faut au contraire tout mettre en œuvre pour s’adapter à leurs attentes.

 

Le rôle des DLA et des fédérations

Maëlig Le Bayon, DIRECCTE DLA

 

Le Dispositif Local d’Accompagnement (DLA), qui a pour objectif d’accompagner la consolidation et le développement des activités et des emplois de structures d’utilité sociale, est identifié comme un levier dans l’accompagnement des structures employeuses de salariés en emplois d’avenir.

 

Une enveloppe de 2 millions d’euros a été votée au niveau national pour cet  accompagnement ; ce qui pourrait représenter en région environ 80 000 euros mais ces derniers ne sont pas encore fléchés.

 

Si le rôle du DLA est indéniable et identifié comme étant un outil d’appui, des points de vigilance ont été mis en exergue, notamment le principe de volontariat des structures qui doit être respecté, en particulier au moment du diagnostic fait par les missions locales. Le DLA ne doit pas être un préalable à une décision d’accorder ou pas un emploi d’avenir. L’accompagnement ne doit pas revêtir un caractère obligatoire.

 

Il a également été mis en avant l’articulation nécessaire à construire entre les dispositifs DLA et emplois d’avenir. Pour cela, il conviendrait d’organiser une information des prescripteurs (Missions Locales, Pôles Emploi, Caps Emploi). Une articulation est à privilégier avec les autres acteurs de l’accompagnement (fédérations, réseaux, OPCA…).

 

A été mis en avant une possibilité de mettre en place des ingénieries collectives, en particulier sur la pérennisation des emplois. Sur ce volet, un travail complémentaire est à engager notamment au niveau du comité de pilotage. Dans ce cadre, l’apport de l’ESS via les fédérations, les têtes de réseaux et la CPCA, sera essentiel.

 

Du côté des fédérations, des conventions ont été signées au niveau national (Coorace, Croix Rouge, Maison Familiale Rurale…). Il faut maintenant s’appuyer sur ces démarches pour animer le déploiement des emplois d’avenir en région.

 

Les pistes de travail qui se sont dégagées des échanges à l’occasion de cette rencontre sont les suivantes :

 

-          Elaborer un kit d’accueil pour les jeunes en emploi d’avenir

-          Construire un module de formation sur les spécificités de l’ESS pour les jeunes

-          Encourager la découverte des métiers et secteurs de l’ESS

-          Rédiger un guide à usage des professionnels sur la formation (Région et OPCA) contenant des adresses utiles, les dispositifs existants…

-          Traiter la question de la mutualisation de l’emploi du jeune entre plusieurs employeurs

-          Travailler au processus de construction des parcours de formation des jeunes

-          Renforcer le dispositif de formation à la fonction tutorale au-delà de ce qui est prévu

Mais  d’autres propositions avaient également émergé des travaux préparatoires à la rencontre du 18 décembre, notamment :

 

-          Renforcer le rôle des missions locales en amont de façon à intégrer l’emploi d’avenir dans le cadre du projet associatif ou du développement de l’activité

-          Faire une articulation le pôle employeur et l’Espace Régional de Dialogue Social mis en place dans l’ESS en Bretagne

-           Organiser des temps réguliers de rencontres d’employeurs sur des formats journée ou ½ journée chaque mois afin de partager les expériences 

-          Organiser la complémentarité entre les prescripteurs, les employeurs, les acteurs de l’accompagnement, pour anticiper la fin des emplois d’avenir et travailler à leur pérennisation ou à l’orientation du jeune

-          Rédiger un vade mecum pour donner des repères clés aux employeurs

-          Mettre en place des modules de formation à la fonction employeur (en lien avec les fédérations, OPCA…)

-          Mettre en place des formations spécialement dédiées  à l’accueil des salariés en emplois d’avenir avec un module ESS

-          Réfléchir à des démarches de GPEC territoriales avec tous les acteurs concernés sur le territoire

-          Optimiser les liens avec les réseaux, les fédérations, syndicats d’employeurs et OPCA :

·  en favorisant les approches collectives

· en capitalisant les bonnes pratiques pour l’intégration, la formation et la pérennisation

-          Organiser les coopérations, les partenariats (collectivités, OPCA, fédérations, DLA) afin de participer à la pérennisation des emplois d’avenir sur certaines filières et territoires

 

Début 2013, des réunions d’information à destination des employeurs se tiendront dans les territoires. L’ensemble des partenaires et acteurs de l’accompagnement et de la formation sera également mobilisé.

 

L’ensemble des parties prenantes poursuivra les partenariats pour traiter les questions en suspens et co-construire les synergies autours des emplois d’avenir.

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Mis à jour ( Vendredi, 18 Janvier 2013 14:41 )  
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