Portail de l'Economie Sociale et Solidaire en Bretagne

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Accueil > C'est quoi l'ESS ? > Une histoire

Histoire de l'ESS

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Quelle Histoire ? 

Si les premières sociétés de secours mutuel semblent remonter au Moyen Age et les premières coopératives au XIVe siècle (avec les fruitières du Jura), c’est la réaction aux violences sociales qui accompagnent la révolution industrielle du XIXe siècle qui marque véritablement la naissance de l’économie sociale en France et en Europe, sous l’influence de différents courants (socialistes, chrétiens, libéraux, anarchistes), à l’initiative du mouvement ouvrier mais aussi d’un patronat social.

Dès la fin du XVIIIe siècle, les premières caisses de secours mutuels sont créées afin d’assurer une solidarité entre travailleurs confrontés tout particulièrement aux aléas de santé. Ils n’avaient peut-être pas conscience d’être les initiateurs de ce qui allait devenir la mutualité de prévoyance et aussi des assurances à caractère mutuel. Les mutuelles seront autorisées en France en 1852.

En 1840, les ouvriers tisserands de Manchester fondèrent la Société des "équitables pionniers de Rochdale". Ils montraient par l’action que des ouvriers pouvaient s’organiser pour créer eux-mêmes une entreprise dont ils partageaient la maîtrise des process de production et les fruits de leur travail afin d’assurer une vie décente à leur famille. Ils ont alors élaboré les 4 principes de base du coopératisme : égalité, liberté, justice, équité.
En 1901, la loi sur la liberté d'associaiton est venue légaliser les mouvements associatifs préexistants et permettre la naissance en toute liberté d’associations innombrables. Toutes les préoccupations d’ordre social, culturel ou plus tard environnemental ont pu se cristalliser grâce à un outil de coopération simple permettant aussi bien de faire valoir collectivement des idées que de mettre en pratique ces idées à travers des réalisations économiques sans but lucratif.

L’expression « économie sociale » n’est cependant entrée dans le droit français qu’en 1981 avec la création de la Délégation Interministérielle à l‘économie sociale (DIES)

Avec l’émergence de nouvelles questions sociales dans les années 1980 a émergé l'économie solidaire avec des initiatives collectives portant notamment sur le développement local, l’insertion par l’économique, le commerce équitable ou les finances solidaires. Elles reposent sur des solidarités de proximité, volontaires et choisies et mobilisant pour le succès des activités tout autant les bénévoles et les usagers que les salariés employés à leur réalisation. Ces expériences entendent associer à la création d'emplois, le renforcement du lien social et des pratiques démocratiques renouvelées.

En 2000, la création d’un Secrétariat d’Etat à l’Economie Solidaire a marqué une nouvelle étape de la reconnaissance de cette économie alternative.

Pour prendre en compte la diversité d’initiatives, anciennes ou nouvelles mais toutes animées du même esprit - mettre l’homme au centre de la préoccupation de l’activité et entreprendre ensemble autrement - on peut parler aujourd’hui d’économie sociale et solidaire sans craindre le pléonasme.


Parmi les premiers penseurs et théoriciens de l’économie sociale :

Saint-Simon (1760-1825) qui prônait un socialisme utopique dans lequel le système industriel a pour objectif de procurer le plus de bien-être possible aux classes laborieuses unies en associations de citoyens, la redistribution équitable des richesses étant du ressort de l’Etat.

Charles Fourier (1772-1837) qui préconisait une organisation sociale fondée sur de petites unités autonomes, les phalanstères

Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) penseur anarchiste qui fut un des précurseurs du système mutualiste

Charles Gide (1847-1932) qui développa le principe de la coopération

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Mis à jour ( Jeudi, 22 Décembre 2011 16:20 )  
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